Ardoise coranique Touareg du Niger
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Ardoise coranique Touareg du Niger
Réf: c-224

Prix:
400,00 €
Hauteur  52,00 CM
Description du produit

Ardoise coranique Touareg du Niger. Pièce ancienne de plus de 80 ans.

 

Les écoles coraniques (Madrasa) se trouvent un peu partout en Afrique, et sont des piliers importants de l'alphabétisation des populations.

L'enfant va y apprendre l'alphabet puis la composition des syllabes en traçants les caractères arabes sur une planche de bois, tout en articulant ce qu'il écrit.

Le maître lui apprend ensuite une première sourate, comme modèle, pour lui enseigner ensuite l'art de l'écriture.

Le matériel utilisé par l’élève se compose d’une alluha, d’un encrier et d’un calam.

L’alluha est la planche coranique que nous connaissons, comme celle présentée ici.

Le calam est une tige de mil taillée en pointe que l'éléve trempe dans l'encre pour tracer ses lettres.

Le principe de la planchette coranique est simple :

lorsque l'éléve est capable d'écrire une sourate, il va la réciter à son maître.

S'il le fait sans fautes, il peut laver une face de la planchette pour passer à une nouvelle sourate et ainsi de suite...

Généralement ces "ardoises" sont conservées dans la famille, le Coran interdisant à son possesseur de s'en séparer.

Dans certains autres cas, les planchettes ou Alluha sont utilisées par les féticheurs et les guérisseurs. Une sourate ou un texte correspondant au mal du patient (généralement une pathologie psychologique) est écrite sur la planchette puis celle-ci est lavée.

L'eau chargée d'encre est recueillie puis donnée à boire au patient.

Ici un objet assez particulier puisqu'il s'agit (d'après une traduction) de versets du Coran qui s'intercalent avec des écrits de marabout ou de féticheur qui y a inscrit différents voeux de bonne santé, de chance, de succès, de fertilité... le tout dans un arabe assez approximatif et ancien.

Il semblerait que ce type d'ardoise était destinée à être suspendue dans les maisons afin de faciliter la réalisation de ces souhaits, qui pouvaient être modifiés, en témoignent les écritures effacées qui apparaissent dessous l'écriture principale.