1481015013454.jpg
Fétiche Losso Fétiche Losso Fétiche Losso Fétiche Losso Fétiche Losso Fétiche Losso Fétiche Losso Fétiche Losso Fétiche Losso Fétiche Losso Fétiche Losso

Fétiche Losso

Réf: sf-1055

Hauteur  21,50 CM
Vendu
DESCRIPTION

Fétiche Losso du Togo. Pièce ancienne de plus de 40, livrée sur socle.

 

« Le sens esthétique est absent chez eux » Froelich 1949. Voila comment les premiers colons ont qualifié la statuaire du nord du Togo. Cela marque vraiment un manque d’ouverture d’esprit. Ils ne voyaient cette région comme une zone aride avec très peu de végétation et donc pas digne d’intérêt...

Les Lamba / Losso furent révélés vers les années 1890 lors de la colonisation allemande. Ce fut d’ailleurs une phase répression extrêmement violente notamment avec les expéditions dirigées par le Docteur Kersting ou celle de Frobenius (…)

Pour voir ces ethnies dans les collections publiques, il faut surtout se diriger vers l’Allemagne. D'une part vers la fondation Frobenius de Francfort, ils ont tout un fond de dessins décrivant les habitations, les conditions de vie mais très peu de croquis de sculptures. D'autre part vers le Musée d’ethnographie de Berlin, le Museum für Volkerkunde. Ce dernier ne possède pas moins de 40000 objets d’Afrique. A connaître !!

Les Lamba / Losso sont des ethnies qui vivent au nord du Togo. Les Losso (88 000 individus) et les Lamba (61 000 individus) sont avant tout des cultivateurs et des chasseurs. Ils ont pour proche voisin les Kabyé, les Ewé et les Ouatchi.

On suppose que les Losso ont une origine du Burkina Faso à cause de la ressemblance avec la langue Mossi. En regardant les formes des sculptures on pourrait même apparenter la statuaire Lobi voire même Dagari.

Cette population, à la réputation accueillante, ne possède pas de pouvoir centralisé et c’est les chefs de famille qui règlent les affaires entre eux.

Ils produisent également des objets qui sont issu de la culture Vaudou, certainement dû à la présence proche des Ewé. Par exemple ils construisent des poteaux pour chasser les voleurs. Comme dans le vaudou, ils pratiquent les libations à base de sang de chèvre, de mouton ou de poulet. Il s’agit de nourrir les esprits et de les calmer.

Comme dans le pays vaudou, ces objets de culte sont déposés devant les habitations en signe de mise en garde ou signe de protection ou encore dans les greniers et les poulaillers.

Ils fabriquent des poupées faites avec des fémurs de mouton, de porc ou de vache appelée « Di Kori », ce qui veut dire « fils d’os ».

Il est compliqué de faire une description simple des sculptures des Lamba et des Losso car leur lien de parenté est très fort. Comme pour leur voisin Yoruba avec les Ibeji, chaque village sculpte des sculptures très différente ce qui procure une grande variété de style tout à fait passionnant.

Les colons qui sont tombés sur ces sculptures n’y voyaient que des objets mal dégrossis, disproportionnés, de formes simples, brutales. Ils sculptent des personnages souvent représentée avec des petites jambes. La partie la plus grande imposante reste le tronc d’allure cylindrique avec ces bras accolés au corps. On observe une constante sur ces corps : Les nombrils saillants et la présence de scarification. Elles sont gravées sur le bois (à froid ou pyrogravées) et elles sont une piste sérieuse pour l’attribution Lamba ou Losso. Elles sont portées toujours par les togolais. D’ailleurs vers les années 60 l’Etat a tenté d’interdire la pratique de la scarification dans un but de faire changer les mentalités  et stopper la monté du « tribalisme ». C’est peine perdu. L’effet de mode est trop fort !! Par gout esthétique les formes se mélangent entre les Lamba, les Losso voire même avec les motifs de leurs voisins !

Ce qui a de plus surprenantes dans ces personnages, ce sont ces têtes en forme de ballon complètement écrasé ou encore ressemblant à une tête de bouchon de champagne avec un cou minuscule ou inexistant. Cela renforce cette allure très massive.

 

Poser une question sur ce produit
Anal