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Masque Fang

750,00 €
Réf: m-666

Hauteur  37,00 CM
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DESCRIPTION

Masque Fang du Gabon. Plus de 40 ans. Pièce sur socle.

 

Collection Michel Lair, ancienne collection Guenneguez.


Les Fangs forment un groupe ethnique négro-africain que l’on trouve aujourd’hui en Afrique centrale. Ils sont environ 500 000 Gabon, soit 30% de la population, et 600 000 en Guinée-Équatoriale, soit 70% de la population. Il y a également des minorités Fang au Cameroun, au Congo-Brazzaville, et à Sao Tomé-et-Principe. Les langues fangs se déclinent en plusieurs dialectes et créoles. Au Gabon, le groupe fang est une frange importante des 60 ethnies qui composent la nation. Son aire géographique s'étend de la partie nord du Gabon (province du Woleu-Ntem) au centre (province du Moyen-Ogooué), en passant par le nord-est (province de l'Ogooué-Ivindo) et le Nord-ouest (province de l'Estuaire). Beaucoup de versions sur l'origine du groupe Fang ont été élaborées ces dernières années. Deux hypothèses peuvent être relevées : * L'hypothèse historique relève un mouvement migratoire qui se serait poursuivi jusqu'au début du XXe siècle. Dès 1840, les traitants Mpongwè disséminés sur la côte gabonaise signalent leur présence dans l'arrière pays. Les fangs seraient parvenus dans le Moyen-Ogooué au début du XIXe siècle, et leur arrivée dans l'estuaire du Komo se situerait vers 1850. En 1885, ils sont connus des Allemands au Cameroun sous divers noms : Bulu Ewondo, etc. Toutes ces populations étaient en marche vers la côte à une vitesse moyenne estimée à 10 km par an. Cette hypothèse situe également l'origine des fangs à la Haute-Égypte. * L'hypothèse tirée de la mythologie traditionnelle Fang parle, quant à elle, d'une zone vers l'Est, dans une région élevée, où se trouvaient des lacs entourés d'une faune tout à fait différente de celle du Gabon. Cette hypothèse fait référence à un mythe appelé La marche des enfants d'Afiri-Kara, qui relate la marche périlleuse d'un peuple dans son avancée migratoire. Fuyant les guerres et les conflits avec les autres peuples, ce groupe va s'enfoncer progressivement dans la forêt en direction donc, si on l'assimile au groupe Fang producteur du mythe, de l'Afrique équatoriale.

Ce type de masque était utilisé par la société masculine Ngil qui n'existe plus de nos jours. Cette société secrète était chargée des initiations et elle luttait contre la sorcellerie. Le Ngil est un rite du feu purificateur symbolisé par le gorille. Les porteurs de ces masques faisaient leur apparition la nuit dans les villages, éclairés par des torches, et étaient toujours en grand nombre. La face est couverte de kaolin (la couleur blanche évoque le pouvoir des ancêtres). Ce type de masque blanc incarne donc l'esprit d'un défunt. Il avait aussi une fonction judiciaire et désignait les coupables des mauvaises actions au sein du village : cela donnait ensuite lieu à des meurtres rituels. Les autorités coloniales françaises interdirent ce type de masque vers 1910. Les fentes des yeux sont à peine marquées et sont peu ouvertes. La voix du porteur du masque ne devait pas être identifiée ; le fait qu'il n'y ait pas de percée pour la bouche contribue à déformer la voix de celui qui danse le masque. Le ngil était selon l'ethnologue Philippe Laburthe-Tolra, la forme locale de l'inquisition, avec ses menaces et ses atrocités pour arracher des aveux par des tortures cruelles, dans un cadre terrifiant, à tous les malheureux suspects de sorcellerie. Si le ngil, auquel ont été attribués tous les masques fang au visage blanc étiré, est mentionné par différents auteurs avant sa disparition vers 1910, aucun n'évoque très clairement les grands masques, qui n'ont en fait jamais été vus in situ par les occidentaux. Comparés aux figures de reliquaire du biéri, les grands masques blancs sont très peu nombreux. En dépit du manque d'informations ethnographiques, il est possible de commenter deux aspects singuliers des grands masques passés au kaolin. L'un tient à leur blancheur, l'autre au visage très étiré. Le blanc étant la couleur du deuil et de la mort chez les Fang et les populations de cette région, ce trait peut être rapproché de la fonction inquisitoriale du ngil, qui non seulement traquait et torturait ceux qu'il soupçonnait de sorcellerie, mais pouvait également les exécuter. De plus, lorsque le responsable du Ngil opérait, il s'enduisait le corps de kaolin. Le visage longiligne peut être opposé à celui des figures de reliquaire. Ces dernières ont souvent une tête ronde qui évoque celle d'un petit enfant.

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Anal