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Poterie traditionnelle hausa du Niger

230,00 €
Réf: tc-146

Hauteur  26,00 CM
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DESCRIPTION

Poterie traditionnelle hausa du Niger. Pièce de plus de 100 ans.

 

La matière première :
La première source de matériau provient des mares, vasières et cours d’eau. Cette pâte de base, assez hétérogène, ne permet de produire que des pièces à parois épaisses. Cette argile naturelle est corrigée par incorporation de matériaux d’origine minérale ou végétale (opération de dégraissage). Pour améliorer sa plasticité, abaisser sa température de cuisson et sa résistance à la cuisson sur feu ouvert, elle va être mélangée à de la cendre, de la paille hachée ou de la céramique broyée (chamotte). Le mélange obtenu est foulé aux pieds jusqu’à obtenir la qualité souhaitée.

Une autre source de matériau argileux provient des carrières mais il est fréquent que soient exploitées les termitières désaffectées. Dans ce cas le matériau le plus recherché se situe au cœur de la termitière. L’argile traitée par les termites est à la fois particulièrement fine mais aussi naturellement enrichie d’additifs qui assurent un très faible retrait et une cuisson homogène aux pièces céramiques. Cette argile, puisée à grande profondeur, broyée et malaxée par les termites, peut être combinée avec d’autres argiles ou de la chamotte, anciens fragments de poteries cuits et broyés.

Le modelage :
Quatre techniques de production de poteries se rencontrent couramment:

    Le façonnage ou estampage sur un support convexe. Ce peut être une grosse pierre ou bien l'extérieur d'un pot existant. Celui-ci sert de matrice que la potière recouvre de glaise. Une fois la terre battue et lissée, le pot est retiré et le modelage est poursuivi aux colombins.

    La technique la plus fréquemment utilisée est celle de la poterie en colombins. Sur une boule de glaise aplatie sont montés des boudins de terre qui forment peu à peu l’enveloppe de la poterie. Ce type de montage de la terre s’apparente à l’art archaïque de la vannerie.

Poteries des femmes Songhay, Gorom-Gorom Burkina Faso

La poterie est lissée et affinée à l’aide d’un galet tenu à l’intérieur et d’une spatule de bois. La dextérité de la potière lui permet de s’affranchir du tour pour produire une pièce de révolution quasi parfaite. Le martelage répété de la forme de terre, que l’on peut rapprocher du travail du métalnote, rend la poterie plus fine et plus résistante. Plusieurs types de battoirs sont utilisés, parfois gravés de motifs qui s’imprimeront dans la terre.

Le montage de pièces importantes exige des temps de séchage intermédiaires afin que la forme supporte sans s’affaisser les couches supérieures. Le degré de séchage est estimé par la potière en fonction de son expérience.

    Le modelage dans une forme concave, poterie ou panier en vannerie qui laisse fréquemment sur les jarres l’empreinte de sa texture tressée, est aussi utilisé pour extraire la forme de la boule de glaise. La boule est enfoncée, par le poing ou à l'aide d'un pilon, puis sa paroi est relevée par la pression des pouces.

    L'étirage à partir d'une masse pleine. Par pression, la forme est progressivement construite et affinée.

L’usage du tour de potier, introduit en Afrique du Nord par les Phéniciens dès le VIIIe siècle av. J.-C., est rare et plutôt utilisé par les hommes. La quasi-absence de tours est révélatrice de la barrière physique créée par les zones désertiques du Sahara dans les échanges techniques et commerciaux.

Lorsqu’ils existent, les tours sont de simples plaques de pierre ou fragment de poterie entrainés par les pieds du potier ou par les soins d’un assistant. Leur rôle est moins le montage d’une forme en argile fluide que la rotation lente d’une pièce en cours de modelage sous le battoir.

La cuisson :
Principale caractéristique des poteries africaines, la cuisson à basse température surprend les chercheurs occidentaux qui ont longtemps considéré qu’elle constituait un retard technologique par rapport aux poteries vitrifiées, à la sonorité plus cristalline. L’analyse plus précise de ces productions a fait cependant ressortir les deux qualités majeures de ce mode de cuisson : une porosité conservée qui assure une évaporation des liquides en surface, refroidissant le contenu et une excellente résistance aux chocs thermiques qui autorise l’utilisation de ces poteries comme ustensiles de cuisson.

Les poteries sont usuellement cuites « en meule » sur feu ouvert, hors four. La potière forme une meule avec les pièces à cuire, de la paille, des bûches et des branchages. Les pots fabriqués sont apportés sur le site de cuisson par les femmes et les jeunes filles. À chacun des multiples voyages, les femmes transportent deux pots sur leur tête et un dans leurs bras. La meule, une fois formée, est mise à feu sur tout son pourtour à l’aide d’un brûlot.
La meule de cuisson est un assemblage précis de matériaux. La superposition soignée des couches, branchages, paille, bois, est garante tant de la qualité de la cuisson que de l'économie du combustible. On observe fréquemment une amorce de couverture de la meule à l'aide de fragments de poteries qui renvoient la chaleur du foyer en faisant office de voûte.

La cuisson finale est relativement courte, de trente minutes à une heure, avec une température de 600--650 °C. Elle est cependant précédée d’un temps de séchage au soleil, jusqu'à 3 semaines, et souvent d’une précuisson à proximité du foyer.

La composition hétérogène de la pâte céramique permet une meilleure résistance à l'élévation brutale et difficilement contrôlable de la température du feu ouvert. Les impuretés et matières organiques volontairement incorporées à la terre agissent comme des pores qui laissent s'échapper la vapeur résiduelle sans provoquer l'éclatement des pièces.

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